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Combien gagnent les joueurs de poker?

Pour répondre à cette question, il faut mettre les choses au clair. Beaucoup de joueurs de poker ne gagnent pas d’argent. Oui, il y a ceux qui perdent régulièrement. Une partie, une minorité si l’on peut dire s’en sort très bien et gagne. Parmi cela, quelques-uns signent de gros contrats dépassant l’entendement. Cet article va aller droit au but et ne pas dire que tout le monde peut gagner sa vie au poker. Il explique comment les joueurs construisent leurs revenus, selon le format de jeu et le profil.

Pourquoi est-il impossible de donner un revenu unique

Un joueur de poker ne possède pas tout simplement une fiche de paie. Il ne reçoit pas de salaire. Ce qu’il perçoit est dépendant de plusieurs variables comme les limites, le format, le volume, le rake, la plateforme, la variance et la gestion du bankroll. Un joueur live n’approchera jamais ce qu’un grinder de cash game en ligne peut accumuler en mains. Le joueur live a une variance plus faible avec un taux horaire plus prévisible à terme. Un spécialiste de tournois peut varier ses gains, il peut en quelques jours gagner de grosses sommes, mais il peut également passer un mois difficile et voir des moments assez difficiles lors de ses jeux. Cela dépend des cartes distribuées et comment se déroulent les jeux.

Ce qui différencie les joueurs, c’est la façon dont ils gèrent le capital de jeu. Rarement le niveau technique brut. Une personne ayant un réel avantage par rapport à ses adversaires peut à un moment donné perdre sur des mois entiers à cause d’une variance. C’est la mathématique du poker, mais non pas une erreur de jeu.

Ce que regardent aussi les lecteurs entre poker, nouveaux casinos et meilleurs casinos

Les joueurs de poker en ligne ont d’autres intérêts que les tables, ils comparent également les nouveaux casinos qui viennent d’apparaître sur le marché. Ils comparent les meilleurs casinos selon plusieurs critères comme la qualité des logiciels, les conditions de retrait, les bonus proposés. Il y a une mince frontière entre le poker en ligne et l’offre de casino. C’est logique. La communauté de joueurs interagit la plupart du temps sur ces deux univers: les forums spécialisés. Et les comparatifs sont des sujets qui se trouvent au pic des discussions.

Les différentes catégories de joueurs et leurs revenus possibles

Le poker renferme des profils de joueurs ayant des réalités financières très différentes. Il y a les joueurs récréatifs au bas de l’échelle et c’est presque la majorité. Ils ont des résultats négatifs si l’on porte notre regard sur la durée. Ce n’est pas une question de chance ou de malchance, c’est tout simplement structurel. Selon l’équipe du casino en ligne Metropolitans92, les joueurs réguliers de petites limites en ligne peuvent dégager quelques compléments de revenus corrects. Les top des joueurs de NL50 génèrent 11000 à 21000$ âr an, rakeback inclus. On parle ici des meilleurs ayant des niveaux élevés, mais non pas les joueurs moyens.

En haut, les grinders intermédiaires, c’est-à-dire ceux de la NL100 à NL500 visent un taux horaire de 20 à 50$. Cela atteint les 30 à 60000$ par an avec un volume soutenu. Bien sûr avant frais et impôts. Les hautes limites et le circuit live professionnel représente un autre univers réservé à une minorité de joueurs. La majorité des joueurs actifs ne gagnent pas à temps plein tant que l’on puisse le croire.

Tournois: pourquoi les gros gains visibles peuvent être trompeurs

Le gain de 500000 euros sur un tournoi attire facilement les regards. Mais la face cachée derrière, personne ne le voit réellement. Derrière il y a les dizaines de buy-ins perdus avant ce résultat. Parmi cela, les hotels et les vols. Il faut également compter les accords de staking qui réduisent parfois la part du joueur à moitié.

Un joueur sérieux ayant un bon retour sur investissement peut jouer à 200 tournois successifs sans présenter de résultat significatif. Pas un signe d’échec visible. Il ne faut pas se fier aux apparences affichées sur le tableau. Cela peut être juste la variance du format. La rentabilité d’un joueur ne peut être juger uniquement sur les résultats affichés sur le tableau du tournoi.

Le tableau ne révèle pas également le staking. Un arrangement peut se faire par les joueurs en live sur une partie de leur action qu’ils revendent à des investisseurs avant le commencement du tournoi. Cela, dans l’objectif que les investisseurs couvrent les pertes et empochent 50 % des gains réalisés. La photo du joueur avec la chèque de la victoire qui circule sur les réseaux peut cacher ces arrangements conclus d’avance.

Cash game, poker en ligne et revenus plus réguliers: une réalité plus discrète

Pendant ces tournois spectaculaires, la réalité est que le cash game construit une logique de revenus que l’on peut mesurer. Le cash game propose ce que le tournoi ne le peut pas: un taux horaire lisible, un suivi mensuel transparent, une variance maîtrisable sur la durée.

On peut compter des revenus annuels de 12000$ de profit de table avec le rakeback pour un joueur régulier NL 100 sur 200 mains. Pour des joueurs de petites limites, c’est 20 à 40% des revenus totaux payés mensuellement à la plateforme qui constituent ce retour. C’est là que l’on voit le renversement de la situation et la situation du solde d’un mois à un autre.

Les dépenses et les prélèvements qui réduisent le revenu réel

Au-delà de ce que l’on pense, ce que le joueur gagne sur papier n’est pas ce qu’il empoche réellement.

La fiscalité s’applique surtout au joueur live comme au joueur en ligne. Les dépenses du joueur live regroupent les frais de déplacements, les frais de tournoi, la part reversée au baker, l’hôtel. Le joueur en ligne lui paye le rake tiré sur chaque pot, le coaching, les logiciels d’analyse, les abonnements divers. Un joueur récréatif occasionnel en France n’est pas imposable sur ses gains. Selon l’article 92 du code général des impôts du Conseil d’État 2018, le joueur habituel peut être requalifié en BNC imposable.

Peut-on vraiment vivre du poker aujourd’hui?

La réponse exacte: oui pour une minorité. Ce n’est pas pour tout le monde. Cela nécessite un niveau technique solide et une gestion acharnée du capital, une bonne résistance psychologique et un travail rigoureux hors des sessions. Cette liste combinée se vérifie dans l’ensemble chez un joueur.

La désillusion est rapide pour les joueurs qui s’aventurent dans l’engrenage du poker professionnel. Les résultats à court terme peuvent induire en erreur. La compétition est assez forte et s’est endurcie sur le temps. Les logiciels et les outils d’analyse ont rehaussé le niveau moyen et compréssé les marges des joueurs ordinaires. Les frais rafflent ce qui reste. Vivre du poker, c’est sûr, mais le jeu est instable par nature et cela ne changera pas.

Ce qu’il faut retenir avant de croire aux chiffres spectaculaires

Ce n’est pas ce qui est médiatisé et populaire qui représentent les vrais gains des joueurs. À la une, ceux qui gagnent 500 000 euros. Mais aux oubliettes; sont les milliers de personnes qui ont perdu leur buy-in, le même jour. Volume nécessaire, variance, frais réels, la différence entre revenus bruts et profit net: c’est sur ces points que se mesure la vraie rentabilité. Le reste, c’est que du bruit.