Comment les nouvelles crypto-monnaies sont-elles meilleures par rapport aux plus anciennes ?
Les premières crypto-monnaies représentent une véritable révolution dans la façon de penser l’argent. Elles ont apporté l’idée selon laquelle on pouvait gérer son argent sans dépense des banques et autres institutions financières. Cependant, Bitcoin et autres cryptos de la première heure ont des limites qui ne leur permettent pas d’être évolutives. Heureusement les développeurs blockchain sont arrivés avec de nouvelles cryptos qui utilisent des mécanismes de consensus et des blockchains de couche 2 qui améliorent la vitesse, l’évolutivité et réduisent les coûts de transaction. Le plus intéressant, c’est que ces nouvelles cryptos sont très souvent moins chères.
De nouvelles blockchains conçues pour être évolutives
L’un des plus grands défis des premières crypto-monnaies comme Bitcoin et même Ethereum est l’évolutivité. La blockchain a la possibilité de traiter environ sept transactions par seconde. À titre de comparaison, Visa peut gérer des milliers de transactions par seconde. Cet écart a conduit de nombreux observateurs à se demander si la blockchain pourrait un jour soutenir la finance mondiale.
Ce problème a été résolu par les nouvelles crypto-monnaies grâce à diverses techniques d’optimisation de la blockchain. Une approche courante consiste à augmenter la taille des blocs ou à en réduire la durée. Plus concrètement, des projets ont expérimenté des blocs de données plus volumineux ou une génération de blocs plus rapide pour intégrer davantage de transactions à la chaîne. Cependant, le simple élargissement des blocs risque d’entraîner une centralisation, car seuls les nœuds à haute capacité peuvent suivre le rythme.
C’est pourquoi de nombreuses nouvelles plateformes s’appuient sur des solutions plus sophistiquées, comme le sharding. Ce procédé divise la blockchain en partitions plus petites, ou « shards », chacune capable de traiter ses propres transactions et contrats intelligents. En fonctionnant en parallèle, les shards augmentent considérablement le débit sans surcharger le réseau.
Une autre optimisation blockchain intégrée nativement aux nouvelles cryptos est la mise à l’échelle de la couche 2. Au lieu de forcer chaque transaction sur la blockchain principale, les réseaux de couche 2 gèrent l’activité hors chaîne et ne règlent les résultats finaux que sur la chaîne de base.
Le Lightning Network pour Bitcoin et les rollups pour Ethereum en sont des exemples. Cependant, les crypto-monnaies plus récentes intègrent parfois des systèmes similaires directement dans leur conception.
Transactions plus rapides et moins chères
La rapidité et le coût des transactions sont des points forts des nouvelles crypto-monnaies par rapport aux anciennes. La confirmation des transactions en Bitcoin peut prendre plusieurs minutes et coûter assez cher en cas de congestion. Pourtant, les transactions sur de nombreuses crypto-monnaies plus récentes sont confirmées en quelques secondes, avec des frais se mesurant en fractions de centime.
Cette amélioration résulte souvent de l’utilisation de différentes architectures de blocs. Au lieu de la blockchain linéaire traditionnelle où les blocs sont ajoutés les uns après les autres, certains projets adoptent des graphes acycliques dirigés (DAG). Dans un système basé sur des DAG, plusieurs transactions peuvent être traitées simultanément et se confirmer mutuellement, plutôt que d’attendre d’être regroupées en blocs. Des réseaux comme IOTA et Nano illustrent cette approche. Ils permettent un débit élevé et des frais quasi nuls.
Nouveaux mécanismes de consensus
Les mécanismes de consensus sont la pierre angulaire de toute crypto-monnaie puisqu’ils déterminent la manière dont les participants au réseau s’accordent sur l’état de la blockchain. Bitcoin s’appuie sur la preuve de travail ( PoW ), où les machines de minage sont en concurrence pour résoudre des équations complexes. Bien que sécurisée, la PoW est notoirement énergivore et limite la vitesse des transactions.
Les crypto-monnaies les plus récentes privilégient souvent la preuve d’enjeu ( PoS ) et ses variantes. Dans la PoS, les validateurs sont choisis pour confirmer les blocs en fonction du nombre de crypto-monnaies qu’ils « stakent » ou bloquent en garantie. La PoS évite une dépense énergétique importante et permet aux réseaux de confirmer les blocs plus rapidement.
Il existe de nombreuses variantes de PoS :
- Preuve d’enjeu déléguée ( DPoS ) : les détenteurs de jetons votent pour un petit groupe de validateurs qui produisent des blocs au nom de la communauté.
- Preuve d’enjeu nominative ( NPoS ) : observée dans Polkadot, cette variante équilibre la décentralisation et la rapidité en permettant aux nominateurs de soutenir les validateurs.
- Preuve d’autorité ( PoA ) : Au lieu de crypto-monnaies, les validateurs sont sélectionnés en fonction de leur réputation ou de leur identité.
Certains réseaux vont plus loin grâce à des mécanismes encore plus innovants. La preuve d’historique (PoH), utilisée par Solana, horodate les transactions à l’aide d’horloges cryptographiques. Ceci permet aux nœuds de traiter les événements en parallèle sans attendre la synchronisation universelle. Cette innovation porte le débit à des dizaines de milliers de transactions par seconde.
Efficacité des contrats intelligents
Les cryptos plus récentes optimisent l’exécution des contrats intelligents grâce à la conception de machines virtuelles et à des structures tarifaires. Au lieu de la machine virtuelle Ethereum (EVM) d’origine, certaines blockchains utilisent des environnements d’exécution plus performants, écrits dans des langages comme Rust ou WebAssembly (WASM). Ces environnements permettent aux développeurs de créer des applications plus puissantes avec des besoins en ressources réduits.

